Aujourd'hui on va parler d'une chose qui empoisonne ma vie et sans doute celle de pas mal de monde.

Le syndrôme de l'imposteur.

Mais si tu sais, quand tu as l'impression qu'un jour quelqu'un va arriver pour te dire "AH ! AH! Je t'ai démasqué-e, je savais bien que tu n'avais pas ce qu'il fallait pour être (insérer ici ce qui vous procure un sentiment d'insécurité)"

 

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"Nop c'est pas moi"

Cela peut se manifester aussi bien dans la vie profesionnelle que dans la vie personnelle, ou les deux bien entendu. Cela peut être très vite handicapant voire paralysant quand vous ne vous attribuez aucun succès et que vous pensez ne pas mériter ce qui vous arrive.

Même Les Echos en parlent.

A cause de ça on ne se sent ni à la hauteur, ni légitime. Pour moi qui suis en période de recherche d'emploi c'est carrément la croix et la bannière. N'importe quel poste me paraît inaccesible, même le poste le plus junior me paraît être au dessus de mes moyens alors que j'ai un bac+5 et 10 ans d'expérience. Ce que j'ai fait avant ? Pas grand chose, vous savez, je sais surtout ce que je n'ai PAS fait : je n'ai pas géré de budget, ni managé d'équipe, ni.. ni.. Je dois me creuser la tête pour trouver des compétences et je minimise toujours mes réalisations. Et je suis même convaincue que je n'ai pas fait grand chose... en 10 ans. Ce qui est statistiquement très peu probable ou alors j'étais dans la meilleure planque du monde pour avoir été payée à ne rien faire pendant autant de temps.

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Moi cherchant des offres qui me correspondent

Et dans le privé, BIM, le revoilà. Je fais partie de ces personnes qui font beaucoup plus jeunes que leur âge. On est d'accord que je ne devrais absolument pas m'en plaindre et profiter de ma jeunesse éternelle telle la vilaine dans Raiponce. Mais parfois lorsque je me regarde dans le miroir je me dis : "T'as deux enfants toi ? Avec ta tête d'ado ?". Je n'assume pas du tout de ne pas correspondre à l'image que j'ai dans la tête de ce qu'est "une maman". Cette image n'est pas très claire et je vois bien à la sortie de l'école qu'il y a autant de mamans différentes que d'enfants (#cestconfustoutça). Mais j'ai toujours l'impression qu'on ne va pas me prendre au sérieux parce que je fais jeune. Et aussi parce que je ne sais pas dire non. Je suis du genre à dire "oui oui pas de problème", alors qu'en fait si, il y a un problème. Je viens par exemple d'accepter de décaler un rendez-vous téléphonique à un horaire qui ne m'arrange pas DU TOUT, parce que plutôt que de prendre 2 minutes pour réfléchir, j'ai préféré dire "pas de souci" pour être conciliante.

C'est franchement pénible au quotidien.

J'aimerai conclure l'article en vous offrant des solutions mais je travaille encore dessus donc je n'ai pas de remède. Le reconnaître c'est déjà un premier pas. Essayer de faire taire ce discours intérieur qui nous met des bâtons dans les roues est l'étape suivante. J'ai lu à ce sujet un livre qui m'a beaucoup parlé : Ces femmes qui pensent trop de Susan Nolen-Hoeksemo.

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7,90€ - Leduc Editions

Ne hurlez pas au sexisme avec le titre du livre s'il vous plaît. L'auteure justifie ce postulat car le phénomène toucherait majoritairement les femmes.

Je me suis reconnue dans beaucoup des ruminations mentales décrites dans le livre. Il se lit rapidement et fait réfléchir sur le crédit qu'on accorde à aux voix dans nos têtes qui soufflent le négatif.

Allez, hauts les coeurs les imposteurs ! Ensemble nous vaincrons nos auto-saboteurs !