Coucou!

Aujourd'hui on va parler existentialisme et quête d'identité. Ou presque! (allez revenez...)

Source: Externe

La soeur du Fennec a récemment décider de quitter sa vie rangée de jeune cadre dynamique en CDI pour partir à l'aventure en Australie avec une pote. 

Bye bye grisaille et bonjour kangourous! (oui ça fait cliché mais elle a vraiment vu des kangourous le jour 1)

Elle n'a pas planifié outre mesure ce départ. Pas fait des comptes d'apothicaire pour savoir combien il lui fallait d'argent pour vivre là-bas. Ne s'est pas préoccuppée de savoir où elle logerait passée la première semaine. 
Et même si elle a eu le coeur lourd au moment de dire au revoir à sa famille et ses amis elle ne s'est surtout pas arrêtée à cause de ce que les autres pouvaient penser de son départ, des larmes de sa maman, de sa petite nièce qu'elle ne verrait plus que par Skype, des choses qui ont fait qu'elle s'est sans doute plus d'une fois posée la question du bien fondé de son départ.

Elle s'est écoutée. Elle a suivi sa voie. Ce qu'elle avait envie de faire pour elle. Pas pour les autres. 

Et j'admire ça. Quand je vois aussi ses supers photos il y a aussi un peu de jalousie mais ça c'est la faute à Facebook! Je suis épatée du fait qu'elle ait eu le courage de franchir le cap. De se mettre en danger si on veut. De renoncer à son confort pour aller vivre l'aventure à 24h d'avion de sa famille et de ses amis. Je tire aussi mon chapeau à mes beaux parents qui n'ont pas employé tous les chantages affectifs possible pour essayer de la retenir (ou alors je n'en ai pas été témoin).

Tout ça pour dire que j'en aurai été incapable. Que son départ m'a malheureusement fait réalisé que j'ai parfois l'impression d'être passé à côté d'une partie de ma vie, de ne jamais avoir eu la force de vivre pour moi et pas en fonction de ce qu'on attendait de moi. Mieux vaut avoir des remords que des regrets paraît-il. J'ai quand même un ou deux regrets assez costauds. Parce que j'ai fait ce qu'on m'a demandé, parce que je n'ai pas pris de risque, parce que je ne me suis pas opposée quand il aurait fallu. Le Fennec me dit régulièrement que je ne sais pas apprécié mes réussites et elles sont quand même nombreuses. Il a raison. Cela dit à chaque fois que je réfléchis à ce qu'elle a fait, ça me met un petit coup au moral. 

J'aurai peut-être dû vous prévenir que ce post aurait l'air d'un post de vieille trentenaire aigrie non? 

En conclusion une photo d'un animal australien qui  n'est PAS un kangourou (photo authentique issue du Facebook de la tata de la Chouquette)

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