Vous l'aurez deviné elle est arrivée: la période du non.

Non-blog-chouquette-fennec

Ah ce doux moment où minimonstre commence toute ses phrases par non (98% constaté par huissier de justice).

"Tu veux le t-shirt bleu ou le rose?" "Non je veux pas de t-shirt". Oui parce que je me pensais maligne avec mon choix fermé (astuce du livre du jeune parent en phase du non n°1).
"Tu veux gouter le risotto?" "Ya quoi dedans?" "Du riz et des poireaux" "Naaaaaan, je veux pas les poireaux!" Remplacez poireaux par n'importe quel mot sauf riz, pâtes et fromage et vous obtiendrez un non.

Vous m'auriez vu il y a encore 48h toute optimiste "Ouais franchement c'est encore gérable". Et ça l'est. Pour moi. Parce que Papa il s'en prend plein la tronche. Du coup il perd patience. Du coup je perd patience avec lui. Et c'est là que la phase du non est finalement la plus vicieuse parce qu'elle n'attaque pas toujours les deux de la même façon et surtout on ne répond pas forcément de la même manière. Chacun a son seuil de tolérance. Le mien est très haut (pour le moment) et je n'accepte pas que celui de mon cher et tendre époux (qui me lit. Coucou chéri!) soit plus bas. Parce que je ne veux pas qu'on crie! Je suis intimement persuadée que si on répond aux cris par des cris (pas forcément de la violence verbale hein), ça ne marchera pas. Du coup quand au bout de 75 nons et 36 "je veux maman" il élève la voix, je monte au créneau. Sorry honey mais c'est plus fort que moi. J'essaie de ne pas le faire. Une fois. Deux fois et ensuite je m'en mêle. Tout comme lui s'en mêle quand la petite me hurle dessus et que je m'obstine à lui parler à voix basse. 

Finalement, la phase du non, c'est pénible avec l'enfant mais c'est aussi pénible pour le couple. Bon ok c'est comme ça tout le temps sauf que là ça donne de multiples occasions de se retrouver face à nos convictions d'éducation qui ne sont pas forcément toujours en phase. Alors comme on est vachement modernes et ouvert on s'en parle et on essaie d'accorder nos violons mais ce n'est pas évident (parce que J'AI raison bien sûr). Je vous rassure on est quand même d'accord sur les grands principes directeurs.

Pour ne pas finir sur cette note pas folichone (mes copines vont m'appeler savoir si tout va bien avec ce que j'ai écrit), je suis pour le moment assez détendue parce que même si la Chouquette dit non, elle dit encore merci et s'il te plaît, elle dis des trucs trop mignons du genre "quand je serai grande je prendrai le train pour aller à Paris et manger avec Jessica" et qu'elle nous fait des méga gros câlins de la mort qui tue. 

Allez, à demain pour une autre leçon de "Apprend à dire non de 758 façons différentes avec ton enfant de 2 ans".

Bon jour férié!